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Jigoro Kano  

C’est le nom de l’inventeur du judo. C’est un Japonais qui a vécu de 1860 à 1938. 

Par son éducation, Kano était pénétré de tradition mais innovateur ; intègre et idéaliste mais habile et surtout soucieux de l’éducation et du progrès moral, mais surtout il a été rapide à saisir le dynamisme du système sportif occidental. 

Jigoro Kano arrive à Tokyo en 1871 ou il suivra de brillantes études de sciences politiques, de lettres et de sciences esthétiques et morales. Afin de développer son physique plutôt chétif, durant ses études, il pratiqua le sport. D’abord l’athlétisme, le base-ball et la gymnastique mais n’y trouvant pas ce qu’il cherchait, les abandonna pour le Ju-jitsu. 

 

Kano désire adapter le ju-jitsu à la nouvelle ère. Le ju-jitsu est une technique de combat à mains nues utilisée par les samouraïs sur le champ de bataille : sa seule vocation est de mettre, vite et bien, un attaquant hors d'état de nuire. Kano cherche à le transformer en un moyen d'éducation du corps et de l'esprit « adapté à l'éducation de toute une nation ». Il renomme sa discipline de Ju-Jutsu (technique/art de la souplesse) à Ju-do (Voie de la souplesse), et fonde ainsi ce qui est probablement le premier budo moderne. D'autres maîtres suivront en effet son exemple, transformant leur art de « technique » en « voie ».

C’est en 1882 qu’il ouvre son dojo où il enseigne sa méthode dans le temple d’Eisho-ji. Il nomma son art JUDO. 

Kano fut entre autre conseiller auprès du ministère de l’éducation et professeur à l’école normale supérieure. Il effectua de nombreux voyages à travers le monde pour faire connaître son Judo et aussi en tant que délégué Japonais au comité international Olympique.

 

Comprendre le Jujitsu

 

La première mention qui en est faite, se trouve dans une ancienne histoire du japon datant de l'an 720. 

Avant l'apparition des armes à feu, les combats se déroulaient avec des armes de jet tel l'arc ou le javelot, ou de près avec le sabre, le couteau où à mains nues. Le port des armes étant réservé aux nobles, le reste de la population, n'avait d'autre choix que de développer des techniques de combats à mains nues ou d'utiliser les outils agraires pour se défendre. Les moines ont jouer un rôle très important dans le développement et la diffusion de ces techniques, ils se déplaçaient en effet très souvent et n'étant pas nobles, n'avaient pas droit au port des armes.

La légende veut que tout ait commencé par un vieux médecin chinois qui faisant une promenade en forêt durant un rude hivers, remarque comment de fines branches de pin, s'inclinaient sous le poids de la neige afin de s'en débarrasser, et pouvaient ainsi se redresser sans dommages alors que les branches d'arbres plus robustes cassaient sous le poids. C'est à partir de là qu'il imagina les premières techniques de JU-JITSU (Art de la souplesse) avec ses premiers principes comme l'utilisation de la force de l'adversaire pour la retourner contre lui et le vaincre.

 

L'harmonisation fut très lente, en effet, les différentes écoles gardaient jalousement le secret de leurs techniques, d'autant plus qu'elles pouvaient être un atout majeur lors d'une rencontre sur un champ de bataille, ces techniques étant surtout utilisées lors de combat entre armées de seigneurs rivaux.

C'était l'époque de BU-JITSU (L'art du guerrier) et qui à durer du VIIème au XIIIème siècle pendant les grandes guerres civiles qui ont ravagées le pays.

Suite à une très longue période de paix, les batailles entre armées n'avaient plus lieux d'être et les écoles se multiplièrent et s'ouvrirent au plus grand nombre.

Vers le milieu des années 1800, on dénombre 159 écoles majeures d'arts martiaux réparties en 8 familles dont le JU-JITSU. Ces écoles en se multipliant, évoluèrent aussi et passèrent des JUTSU (arts, ensembles de recettes) vers les DO (voie, style de vie). Ainsi le IAÏ-JITSU devint le IAÏ-DO, l'AÏKI-JITSU devint l'AÏKIDO et le JU-JITSU le JUDO.

  

Le Jujitsu regroupe donc l’ensemble des techniques de projections, d’Atemi, de contrôle, de luxation et d’étranglement… Le combat total !

Atemi : coup porté (pied, poing, coude etc…)

Katana : sabre 

Tanto : poignard

Kiri : couper

Hara : le ventre  àhari kiri : fendre le ventre

Ushiro : arrière

Yoko : latéral, sur le côté

Hidari : gauche

Migi : droite

Kiaï : Expression sonore de l’énergie (le cri qui accompagne l’atémi)

 

Comprendre le judo

Le Judo a pour ancêtre le Ju-Jitsu, en effet Jigoro Kano était un spécialiste du Jujitsu qu’il avait étudié dans plusieurs écoles et dont il a extrait les techniques de projection et de contrôle que nous connaissons actuellement.

QUELQUES TERMES :

Tokui-Waza : technique favorite

Tendoku renshu : exercices avec son ombre (travail de gestuel seul sans partenaire)

Uchikomi : exercices d'entrée (répétitions)

Nage Komi : exercices de projection.

Geiko : exercices à thèmes

Randori : combat d’entrainement

Shiai : combat arbitré (compétition)

 

Nage-waza : C’est le mot japonais pour désigner le judo debout (techniques de projection).

Dans le judo debout, on distingue :

Ashi-waza : C’est la famille des techniques de jambes.

Te-waza : C’est la famille des techniques de mains, bras, épaules.

Koshi-waza : C’est la famille des techniques de hanche.

Sutemi-waza : C’est la famille des techniques de sacrifice.

Ne-waza : C’est le mot japonais pour désigner le judo au sol.

 

Dans le judo au sol, on distingue :

Katame-waza Ce sont les techniques d’immobilisation.

Shime-waza : Ce sont les techniques d’étranglement.

Kansetsu-waza : Ce sont les techniques de luxation.